5 anecdotes insolites sur la Coupe du Monde

Considérée comme la plus belle compétition de l’histoire du sport, la Coupe du Monde de football regorge d’anecdotes et d’histoires méconnues depuis sa première édition en 1930. Tous les 4 ans, (à voir si les éditions n’arriveront pas tous les deux ans) le football nous offre de formidables spectacles. Pour vous, voici 5 anecdotes étranges et méconnues.

Pieds nus ou rien ! 👣

Pour cette première anecdote, il faut remonter jusqu’en 1950, et la quatrième édition de l’histoire, qui se déroule au Brésil. Cette Coupe du Monde est un peu particulière, car elle se déroule juste après la deuxième Guerre mondiale. Dans ce contexte, et pour différentes raisons, l’Autriche, la Belgique, le Pérou, et l’Argentine, décident de ne pas se rendre au mondial brésilien. L’Écosse et la Turquie, elles aussi conviées, ne feront finalement pas le voyage non plus. Les organisateurs cherchent donc d’autres nations.

Ils se penchent alors à la surprise générale sur le profil de l’Inde. Même s’ils ne jouent au football que depuis deux ans, les Indiens ont fait un bon match lors des derniers Jeux Olympiques, ne perdant que d’un but contre la France (2 – 1). Ils acceptent et défieront alors la Suède, l’Italie, et le Paraguay. Mais alors que leur première rencontre allait débuter, la FIFA annule finalement la rencontre, refusant que les Indiens jouent pieds nus.

En effet, fort des traditions locales, l’Inde ne souhaitait pas jouer avec des chaussures. Ils seront ainsi forfait et éliminé de la compétition, une décision qu’ils doivent aujourd’hui regretter, tant les places sont chères aujourd’hui ! Vu leurs performances catastrophiques au niveau continental et international.

L’argent n’achète pas le football 🤑❌

Pour l’anecdote suivante, il faut revenir en Europe, et en Espagne, pour la Coupe du Monde 1982. Cette édition est notamment connue pour le drame de Séville et l'attentat de Schumacher sur Battiston, mais une décision arbitrale est encore plus scandaleuse, et elle touche là encore l’équipe de France.

Tout se déroule lors du match de groupe entre la France et le Koweït. La France mène alors 3 buts à 1, et Alain Giresse marque le 4ᵉ but des bleus de la rencontre. Mais cette décision ne plaît pas à l’émir du Koweït dans les tribunes, qui décide de rejoindre la pelouse pour convaincre l’arbitre de refuser le but.

Il prétend que des sifflements dans les tribunes auraient déconcentré les défenseurs du Koweït, des réclamations qui porteront leurs fruits, car l’arbitre de la rencontre refusera le but. Cela ne changera rien à la rencontre, et les bleus en sortiront vainqueur par 4 buts à 1, avec un dernier but de Maxime Bossis. L'arbitre sera lui radié à vie du football par la suite.

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Pas le même maillot, mais la même passion 🎽

Il est très compliqué de porter deux tuniques de deux pays différents, tant la réglementation est stricte, mais un joueur a particulièrement marqué l’histoire des binationaux : Robert Prosineski. Grand milieu de terrain, il a notamment joué au FC Barcelone et au FC Séville, mais si l’essentiel de sa carrière s’est passé à l’Étoile Rouge de Belgrade.

Lors de la Coupe du Monde 1990, il inscrit le dernier but Yougoslave face aux Émirats Arabes Unis lors d’une victoire 4-1. Lorsque la Croatie se sépare de la Yougoslavie, il rejoint alors les rangs croates. Sous le maillot croate, il inscrira deux buts lors de la Coupe du Monde 1998, dont un lors de la petite finale face aux Pays-Bas (2 – 1). Il est donc le seul joueur à avoir inscrit un but en Coupe du Monde avec deux pays différents.

Dans la même veine, Dejan Stankovic a, lui aussi, battu un record, qui restera surement en place pendant encore de très nombreuses années. En effet, l’ancien joueur de l’Inter de Milan a disputé trois Coupes du Monde, mais avec trois pays différents. Il a disputé le mondial 1998 avec la Yougoslavie, celui de 2006 avec la Serbie-Monténégro, et celui de 2010 avec la Serbie.

Bien défendre ne fait pas gagner 🍀

On entend souvent qu’avant de vouloir marquer, il faut savoir bien défendre. Une devise que l’équipe Suisse de 2006 aurait dû prendre avec moins de sérieux. En effet, les hommes de Köbi Kuhn se sont fait éliminer du mondial allemand sans avoir encaissé le moindre but !

Lors de la phase de groupe, les helvètes ont su accrocher les futurs finalistes français (0 – 0), avant de battre le Togo puis la Corée du Sud, avec à chaque fois un score de 2 buts à 0. Ces 7 points leur permettent de prendre la 1ʳᵉ place du Groupe G, et donc d’affronter un deuxième du Groupe, l'Ukraine, qui a fini deuxième derrière l’Espagne dans le Groupe H.

« On entend souvent qu’avant de vouloir marquer il faut savoir bien défendre, une devise que l’équipe Suisse de 2006 aurait du prendre avec moins de sérieux. »

Mais en huitième de finale, tout ne se passe pas comme prévu, et à la fin des 90 minutes le score est toujours de 0 à 0. Trente minutes supplémentaires sont alors jouées, mais là encore, aucune des deux formations ne parvient à inscrire un but. La Suisse et l'Ukraine se départageront donc aux tirs aux buts, une séance que remporte haut la main l’Ukraine, 3 – 0, grâce à trois ratés Suisses (de Streller, Barnetta, et Cabanas).

Tel père, tel fils 👨‍👩‍👧‍👦

Quel père n’a jamais rêvé voir un jour son fils disputé une Coupe du Monde ? Eh bien Bob Bradley a eu ce bonheur, lorsque son fils Michael Bradley égalise en fin de match pour les USA face à la Slovénie (2 – 2). Joueur légendaire du Borussia Mönchengladbach, de l’AS Roma, de Toronto ou d’Aston Villa, Bradley a pu faire pleinement faire ressortir sa joie lors de ce but salvateur, tout comme son entraîneur… Bob Bradley !

En effet, ce but est d’autant plus symbolique, que Bob Bradley, sélectionneur des États-Unis, a vu son fils inscrire le but décisif depuis le banc de touche, et il est le seul dans ce cas dans l’histoire de la compétition.